La transcription de la lettre cayn (dix-huitième lettre en comptant de droite à gauche , de haut en bas) se note avec la lettre c en exposant avant la
voyelle. Exemple: al-cilm (la science), al-cayn (l'½il),
etc...
De même la lettre sh (chîn) se notera aussi ch (En fait sh est plutôt courant dans le monde anglo-saxon.)
PRONCIATION DES LETTRES.
Toutes les lettres non citées ici sont lues de la même manière qu'en français.
Ç : Lettre s emphatique.
Th : Lettre s dentale (la langue intercalée entre les
dents)
D : Lettre d emphatique.
Z : Lettre z emphatique.
Dh : Lettre z dental.
H : Lettre h aspirée
Kh : Lettre h crachant comme dans le mot espagnol
hota (feuille), ou natch (nuit) en Allemand.
ca, ci, cu : Lettre ayn donnant les sons :i, u, a, lus au niveau
de la gorge
g ou gh : Lettre ghayn, se situant entre g et r, lue au niveau
de la gorge.
REGLES DE LECTURE DES TEXTES TRANSCRITS EN ARABE.
Cette note doit permettre de lire des textes transcrits de l'arabe avec la même efficacité que le lecteur qui lit l'original arabe.
L'accentuation en arabe.
L'arabe n'a pas de voyelle. Elle n'a que des consommes qui sont au nombre de 28.
Une consomme, par exemple m, peut être vocalisée de trois manières:
ma : vocalisé par la voyelle a, qui est en fait un accent, dit fatha
mu : (lit : mou), vocalisé par la l'accent u, dit damma
mi : vocalisé par l'accent i, dit kasra
Cependant, à l'intérieur ou à la fin d'un mot, une lettre peut ne pas avoir l'un de ces trois accents définis ci haut. Cela se traduit en français par la vocalisation grâce à la voyelle <> brève.
Par exemple : Izhab : Pars! . (On lit comme en français: izhabe, le <> étant bref.
Il est très important de retenir que les voyelles i, u et a dans la vocalisation ce haut ne sont des lettres arabes.
Par contre, il existe une consonne appelé Hamza, dont la vocalisation donne les voyelles i, u, a. Nous leur ferons porter deux points pour les différencier avec les accents : ï , ü, ä.
Exemples: une douleur. (On lit normalement alam : <<ä>> étant la consonne hamza vocalisée a et <> est l'accent de la lettre <>.
Pour marquer la non vocalisation de la hamza ou la la lettre ayn, on mettra le symbole ° en exposant.
Exemple : äl-bi-ï°ru : le puits (On lit : al- bi ru : on marque une temps bref
après la syllabe <>)
äl-äca°lâm : les noms propres.
Règles de la liaison.
L'article <<äl>> toujours en début de mot est toujours suivi d'un tiret : <<äl->>. A l'intérieur d'une phrase, la lettre <<ä>> n'est pas lue car la liaison est automatique. La soulignage indique la liaison à faire avec la dernière voyelle accentuée. Cependant, si on s'est arrêté avant l'article, on doit lire la lettre <<ä>>.
Exemples: äl-kalb : le chien. (On lit : alkalb)
Huwa äl-kalb. C'est le chien (On lit: Huwal kalb)
Devant certaines lettres - dont la connaissance n'intéresse pas le lecteur, la lettre <> de <<äl->> n'est pas lue. En compensation, la lettre qui suit la lettre <>, est géminée, c'est-à-dire, lue deux fois. Le soulignage de la lettre <> indique cet état.
Exemples. äl-nûr (la lumière). (On lit annûr)
Raaäytu äl-nûr : Je vois la lumière. (On lit ra-aytun nûr)
Les allongements d'accents:
En arabe, l'accent i est allongée par la lettre y
l'accent a est allongée par la lettre alif
l'accent u (=ou) est allongée par la lettre w
Dans tous ces cas, l'accent circonflexe représente la lettre d'allongement.
Dans certains cas, cependant, l'accent a est allongé par une lettre y, appelée alif faible. Nous la noterons par ÿ, qui ne sert u'à tirer le son a:
Exemple: äl-çahraÿ : le désert. (On lit : aççahrâ)
Règle de la lettre t.
Il existe une forme de la lettre t en arable appelé <>. Elle n'intervient qu'en fin de mot. Elle est toujours précédée de l'accent a. Nous la transcrirons par un soulignage couvrant forcément son accent. (Si la lettre t est seule à être soulignée, il s'agit de la lettre t emphatique)
Si on s'arrête sur un mot terminée par ce genre de t, l'arrêt se fera sur l'accent <> la précédent. Si on ne s'arrête pas, on doit le lire.
Exemple: Makkatu : La Mecque. (On lit Makka)
Makkatu äl-mukarramatu : La Mecque Bénie
(On lira: Makkatul mukarrama)
Exceptionnellement, on peut avoir un accent <> allongé avant la lettre
<>. Dans ce cas la règle d'arrêt est lire le t sans son accent.
Exemple: Tawraÿ : Thora. On lira: Tawrât
La lettre h finale.
En fin de mot, la lettre h suit les mêmes règles de la lettre <>. Le seul changement vient du fait que l'accent qui la précède est quelconque. Pour permettre au lecteur d'appliquer les mêmes méthodes, nous l'écrirons soulignée avec sa vocalisation.
Le tawnin.
La double accentuation en arabe produit des sons <>. Le son <> découlant du tanwîn sera transcrit : ñ. Ceci est un accent et non une consonne.
Exemple: waladuñ : Un enfant. (On lit waladun)
waladäñ : Un enfant. (On lit waladan)
waladiñ : Un enfant. (On lit: waladin)
N.B. Dans le cas waladäñ, on fait intervenir la consonne <<ä>>, à cause de la
Présence du alif
En cas d'arrêt sur un mot avec tanwîn, on s'arrête sur la dernière consonne,
allongée dans le cas de <äñ>:
L'arrêt sur waladiñ, on lit : walad
L'arrêt sur waladuñ, on lit : walad
L'arrêt sur waladäñ, on lit : waladâ.
En général, sauf dans les poèmes, on ne fait de liaison à partir de << ñ >>
Règles d'arrêt.
En dehors des mots terminés par h, ou t marbûta, ou un tanwîn, ou un accent allongé, on s'arrête sur un mot en enlevant l'accent (c'est à dire la voyelle) de la dernière lettre.
Si le mot est terminé par un accent allongé, on le conserve dans l'arrêt.
Si le mot est terminé par Hamza (une voyelle), après un accent simple ou allongé, on l'ignore.
Exemple: äzhabu : Je pars. (On lit : äzhab si on
s'y arrête)
äl-hamrâ-ü : La rouge. (On lit : al-hamrâ)
Le support de hamza.
Dans l'écriture arabe, il arrive souvent que la hamza soit porté par une lettre alif, ou une lettre w ou une lettre y. Dans ce cas, seul la hamza vocalisée est lue, non le support. Nous mettrons le support en exposant. Si elle est sous-porté, forcément par un alif, nous mettrons un a en indice.
Exemple: sâyïl : un demandeur . (On lit : sa-il). La lettre ne sert qu'à supporter la hamza i.
Suwääl : une question. (On lit: su-âl). La lettre w ne sert qu'à supporter le hamza ä.
Saaäla : verbe demander. (On lit : sa-ala). La lettre a ne sert qu'à supporter le hamza ä.
äl-aïslâmu : l'islâm (on lit : al-islâm)
N.B. Ne pas confondre avec l'exposant c qui désigne la lettre ayn.
L'adjectif ethnique.
On forme l'adjectif ethnique en ajoutant <> au masculin ou <tu>> au féminin. A l'arrêt, <> devient un i allongé qu'on pourra noter <>.
Exemple: äl-dakâriyyu : le dakarois. (On lit ad-dakârî).